Confessions d'une cleptomane - Florence Noiville

Confessions d’une cleptomane – Florence Noiville – #RLN2018

Confessions d'une cleptomane - Florence Noiville

Confessions d’une cleptomane est un court roman de Florence Noiville, paru ce 22 août 2018 aux éditions Stock, dans la collection La Bleue. J’ai lu les épreuves non corrigées mi-juin, mais j’ai attendue d’être autour de sa date de sortie pour vous en parler…

Résumé :

Pour Valentine de Lestrange, voler c’est jouer. Mais c’est surtout une manie incurable, peut-être héréditaire, qui lui procure des frissons autrement plus excitants que la vie bourgeoise ordinaire dans l’ombre de son mari ministre.
Cleptomane, le mot même la ravit… Jusqu’au jour où, presque sans le vouloir, elle subtilise l’objet de trop. Celui qu’elle n’aurait jamais dû voir et qui va changer le cours de sa vie.

Avis :

Un roman sur la cleptomanie… voilà qui est intéressant. C’est un thème assez peu traité, du moins comme thème central. D’autant plus qu’il s’agit d’une femme d’âge mûr, bien sous tous rapports, à qui on donnerait à priori le bon dieu sans confession !

L’histoire est très sympathique, même drôle par moments, grâce au décalage entre la vie mondaine de Valentine de Lestrange, femme de ministre, et la cleptomane. Ce roman, très bien documenté, est une mine d’infos sur la cleptomanie. On débute l’histoire aux Etats-Unis, où le narrateur rencontre une femme avec un sac de la boutique du MoMa, qui disait : « I am a kleptomaniac. This is a stolen bag. ». Après discussion, cette femme a accepté qu’il raconte son histoire, à condition de changer les noms…

Une histoire à la fois cynique, touchante et enrichissante. On découvre le vide de la vie de Valentine de Lestrange, qu’elle comble en jouant avec le feu. Elle a pourtant, comme on dit, tout pour être heureuse, l’amour, l’argent, le statut social, elle a l’air bien entourée, mais elle vit dans un univers où tout le monde est en constante représentation. Et elle se sent finalement assez seule. Elle ne garde qu’une infime partie de ses chapardages, souvent elle les offre, fière de savoir qu’ils ne lui ont rien coûté… Elle n’a qu’une crainte dans le fait de se faire prendre, c’est de causer du tort à la carrière de son mari.

Tout au long du roman, le narrateur appelle sa principale protagoniste par son nom de famille : Lestrange. L’effet est assez bizarre, concernant une femme d’un certain âge… même si une décision prise dans sa jeunesse peut justifier d’éviter l’utilisation du prénom. Mais le décalage entre le statut social de cette femme et le fait que le narrateur l’appelle par son nom de famille m’a laissée perplexe.

Mis à part ce détail, j’ai apprécié le style de Florence Noiville, à la fois doux-amer et drôle, avec par moments l’utilisation d’un vocabulaire un peu désuet, comme quand Valentine fait la liste des synonymes de cleptomane. Le roman est aussi rythmé par les aventures et mésaventures de notre héroïne, je n’ai pas eu le loisir de m’ennuyer ! J’ai pris plaisir à cette lecture. Je ne pense pas que j’en garderai un souvenir impérissable, mais j’ai passé un bon moment, et c’est déjà beaucoup !

Si vous souhaitez en lire un extrait avant de vous décider…

J’ai lu ce livre en version ebook des épreuves non corrigées, fourni par les éditions Stock via la plateforme NetGalley. Merci à eux pour la confiance.

6 réflexions sur “Confessions d’une cleptomane – Florence Noiville – #RLN2018

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