C’est lundi, que lisez-vous ? 12 novembre 2018

Nouveauté cette année sur le blog… Episode 45. Huit jours post Utos, la fatigue s’envole peu à peu et mon corps semble disposé à reprendre une vie « normale ». J’ai plus que jamais envie de lire, même si la transcription des rencontres est très chronophage !!!

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, le récapitulatif des articles se fait maintenant sur le blog de Galleane, qui a repris le flambeau ! On répond chaque lundi à trois petites questions…

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Utopiales 2018 affiche

Les Utopiales 2018 – Bilan

Utopiales 2018 affiche

Cette année, je suis allée pour la première fois aux Utopiales, à Nantes, festival de Science-Fiction qui avait lieu du 31 octobre au 5 novembre. C’est un festival inter-sectionnel… on y trouve des livres, beaucoup, des auteurs, beaucoup aussi, mais on y trouve aussi des scientifiques, des cinéastes, des films, courts et longs métrages, des jeux vidéos, des jeux de société, et une quantité incroyable de conférence.

Foule vue du balcon

Le thème de cette année était Le corps, sous toutes ses formes et définitions. Et si, moi qui suis un peu fâchée avec les sciences depuis années lycée, j’étais inquiète de ne pas trouver ma place lors de cet événement, je me suis vite rendu compte que ça ne serait pas le cas. Il y a tellement de monde, tellement de sujets traités, que chacun y trouve forcément de quoi s’occuper de manière plaisante^^ En fait, il y a tellement de rencontres, de conférences, de films tentants qu’il est cruel de devoir choisir. Sans compter l’envie, en se promenant dans les espaces ludiques, de s’asseoir et de faire une petite partie d’un des jeux présentés…

Je suis restée sur place du mercredi au samedi, et c’était déjà énorme. Je suis rentrée épuisée, cassée, mais avec plein de souvenirs de belles rencontres, d’échanges, et de conférences passionnantes. Et un peu frustrée de ne pas avoir eu le temps d’aller à une projection de cinéma, ni de faire l’escape game proposé !

Accréditation et Anthologies Utopiales 2018

Avant de vous raconter un peu plus les conférences et rencontres auxquelles j’ai pu assister, je tiens à vraiment, de tout cœur, remercier les organisateurs, les bénévoles et les attachées de presse. En effet, actuellement, je me déplace avec une canne, et tout a été fait partout pour me faciliter l’accès aux différentes animations, éviter que je reste trop longtemps debout… Je n’ai rien eu à demander, tout le monde a devancé mes besoins… y compris parfois des festivaliers qui m’ont laissé leur place assise lors de conférences à succès. Je n’aime pas mettre en avant mes difficultés, mais je tiens à souligner la qualité de l’accueil aux Utopiales, car ce n’est pas partout comme ça, loin de là hélas. Donc merci à tous d’avoir été en accord avec le thème de l’année (même si je suis sûre que c’est le cas les autres années aussi^^) et d’avoir fait en sorte que tous les corps, même ceux qui sont abîmés, puissent profiter de l’événement ♥♥♥

Je reviens des Utopiales avec ces « quelques » livres…

Anthologie Utopiales 2018  Anthologie Utop jeunesse 2018

Nous qui n'existons pas - Mélanie Fazi  Sous la Colline - Sabrina Calvo  Prise de tête - John Scalzi  La quête onirique de Vellitt Boe - Kij Johnson  Frankenstein 1918 - Johan Heliot

Enfin la nuit - Camille Leboulanger  Les pierres qui pleurent - Danielle Martinigol  Underground Airlines - Ben H Winters  Confessions d'une séancière - Ketty Steward

Le Point Pop HS chefs d'oeuvres de la SF  Anticipation, la revue des futurs possibles n°1

Tous ont donné lieu à des échanges plus ou moins longs avec leurs auteurs, et sont dédicacés, à l’exception du hors-série du Point Pop spécial SF et de la revue Anticipation, sur le thème du transhumanisme, dont c’est le numéro 1, et qui est revenue sous son film plastique dans mes bagages pour finir dans le meilleur état possible…

Les Anthologies ont été dédicacées par tous les auteurs présents, soit un sacré parcours de près de quinze auteurs en quatre jours ! Bon OK, certaines de ces dédicaces ont été faites en même temps que d’autres sur des romans des auteurs. Mais ça fait quand même un paquet de belles rencontres.

Des achats, mais il faut avouer que la librairie des Utos, c’est un peu l’enfer pour un lecteur :

Librairie 1  Librairie 2  Librairie 3

Les interviews que j’ai réalisées :

FAZI Mélanie  DAY Thomas / DUMAY Gilles  ANDORYSS Mel  SOULAS Floriane

Mélanie Fazi, Gilles Dumay, Mel Andoryss et Floriane Soulas ont répondu à mes questions… rencontres que vous retrouverez prochainement sur le blog^^

J’ai assisté à de nombreuses conférences et tables rondes :

Toutes les conférences ont été captées par le site ActusSF et sont ou vont être mises en ligne. Le récapitulatif des podcasts des conférences est par là. Et je vous insère le lien pour les conférences ci-dessous quand c’est possible.

Mercredi 31/10

Transhumanisme 1 : introduction au transhumanisme  Dark Matter Day    Discours inaugural

Introduction au transhumanisme à 14 heures : Dès lors que l’humanité tente de dépasser ses limites biologiques par la technologie, la génétique, l’information, la nanotechnologie, les IA, l’uploading, commence la démarche transhumaniste. Elle interroge tous les champs de la pensée humaine : esthétique, politique, éthique et scientifique. Mais quand commence vraiment le transhumanisme ? Aux premières scarifications à côté d’un feu abrité dans une caverne ?

Dark Matter Day, sur la matière noire, à 16 heures : Le 31 octobre, tout le monde à la poursuite de la matière noire ! Cette matière presque inconnaissable compose une grande partie de l’univers, à raison de sept doses de cette inconnue pour une dose de matière ordinaire. Et pourtant, nous ne pouvons la deviner que dans le rétroviseur de ses effets sur la gravité. Quel plus beau jour que celui d’Halloween pour rencontrer notre invisible voisine ? podcast

Projet MELiSSA à 17 heures : Comment assurer la survie des astronautes lors de futures missions spatiales de longue durée ? Pour des missions lointaines dans le système solaire, l’approvisionnement devient très compliqué. Avec le programme MELiSSA, l’ESA souhaite mettre au point un système de support de vie autonome. podcast

et enfin les discours inauguraux et la présentation de la genèse de l’affiche de Beb-Deum. Le tout suivi d’un cocktail…

Jeudi 1er/11

  Sous/Sur la peau  De 1918 à 2018  

Le monstre à 10 heures : La science-fiction a vu proliférer toutes sortes de monstres. Souvent mutant, parfois résultats d’expériences mal conduites, le monstre se glisse sous les couvertures et joue les vedettes sur les affiches. Du côté de la science, la tératologie est une branche à part entière. L’intérêt du monstre ne réside-t-il pas plus dans ce qu’il partage avec nous que dans ce qui l’en éloigne ? podcast

Sous/sur la peau à 14 heures : Des tatouages aux scarifications jusqu’aux piercings, orner son corps en le marquant définitivement est une coutume humaine très ancienne : signe d’appartenance tribale, ou décision esthétique individuelle. Elle trouve son prolongement le plus technologique dans les implants bio-connectés, médicaments ou preuves d’identité, voire porte-monnaie intégré. Pourquoi se tatouer, se marquer ou se signaler à vie ?

De 1918 à 2018, la Guerre Mondiale dans l’imaginaire de science -fiction à 15h : Nous commémorons cette année les cent ans de la fin de la Première Guerre Mondiale. Ses effets désastreux, ainsi que ceux de la Seconde ont imprégné l’œuvre d’artistes et d’auteurs, jusqu’à la chute du mur de Berlin. Désormais, les conflits sont exportés et maintenus dans les pays émergents au profit des grandes puissances. L’imaginaire guerrier de la science-fiction a-t-il évolué conjointement à ces changements de paradigmes ? podcast

Dialogue entre les morts : Tiptree et Ursula K. Le Guin à 17h30 : Alice Sheldon dite James Tiptree Jr. et Ursula K. Le Guin furent d’épistolaires amies bien avant que le sexe de la première fut révélé. Plus tard, Sheldon écrivit à Le Guin pour sa défense « qu’elle ne lui avait jamais écrit un mot qui ne fut vrai » éludant toute allusion à son sexe réel. Rencontre avec celle qui selon Silverberg était forcément un homme et celle qui se battit toujours en tant que femme.

Cette table ronde avec David Meulemans et Elisabeth Vonarburg, modérée (très discrètement^^) par Jérôme Vincent m’a fait buguer quand je suis arrivée dans la salle. J’étais en interview juste avant, j’arrive avec quelques minutes de retard, je rentre dans la salle, et j’entends David Meulemans déclarer « Moi, Ursula… » et là, je me dis que je viens d’entrer dans une dimension parallèle, qu’il y a des portes vers d’autres mondes dans ce festival de SF, ou alors que je suis déjà vraiment très fatiguée… Mais non, on a en fait assisté à un incroyable jeu de rôles, un dialogue entre David/Ursula et Elisabeth/Tiptree. Passionnant car réalisé par deux personnes passionnées… mais déroutant au début 😂😂😂

Vendredi 2/11

Mauvais genres AMI  Animal Farm

Enregistrement en public de l’émission de radio Mauvais Genres (France Culture) spéciale Albin Michel Imaginaire à 14 heures. podcast

Rencontre avec John Scalzi à 15 heures : Né en 1969, aussi bien essayiste que romancier et novelliste, il reçut plusieurs fois le prestigieux prix Hugo pour son premier roman, Le Vieil Homme et la guerre, notamment mais aussi pour son blog Whatever, ainsi qu’un certain nombre d’autres travaux. Activiste passionné, son sens de l’humour âpre dépeint sans indulgence les sociétés présentes et à venir. Rencontre avec l’homme en tunique rouge.

Animal Farm à 18 heures : Laïka, première astronaute terrienne, mourut  5 h après le lancement de Spoutnik 2, et si elle avait survécu aux débuts du vol, ses réserves vitales ne dépassaient pas dix jours. Cette chienne pourrait bien être le symbole de la place des animaux dans nos sociétés : indispensables et sacrifiables à merci ? Compagnon, serviteur, sujet d’expérience ou déjeuner, quelle autre place l’animal pourrait-il prendre sur la Terre ? podcast

Samedi 3/11

Ursula K Le Guin  Le corps du délit  Le corps vendu

Soleil vert 1  Soleil vert 2

Les Etats Généraux de l’Imaginaire à 9 heures (heure indue au 3ème jour du festival, d’un avis partagé avec un certain nombre de participants 😂) : Les Utopiales accueillent cette année la seconde édition des États Généraux de l’Imaginaire. Ce rendez-vous a été initié au Salon du Livre de Paris en 2017 grâce à plusieurs acteurs des littératures de l’imaginaire. Ces derniers souhaitent se mobiliser pour promouvoir les littératures de l’Imaginaire. Au programme :
— Naissance de l’Observatoire de l’Imaginaire
— Restitution d’une étude sur la parité
— Discussion générale et conclusion

Ursula K. Le Guin, La main gauche de la nuit, hommage à 11 heures : Ursula K. Le Guin nous a quittés cette année. Première femme récipiendaire du prix Hugo, romancière, novelliste, poétesse, essayiste, récompensée la palette de son œuvre est aussi étendue que celle des thèmes qu’elle y aborde : féminisme, ethnologie, taoïsme, psychologie, sociologie, marxisme ou bien anarchisme. Rencontre avec celle qui fut également l’une des grandes stylistes de la science-fiction.

Le corps du délit dans la littérature et les séries populaires à 14 heures : Sherlock Holmes fut prolifique : ainsi ses descendants utilisent science et logique pour résoudre des énigmes policières. NCIS, Les Experts, Regenesis, Bones, les séries policières se sont multipliées et elles utilisent la science voire la science-fiction pour étudier le corps du délit. De l’anatomopathologie, à la chimie en passant par la balistique, quelles sciences et quelle science-fiction ?

Le corps vendu à 17 heures 30 : Littérature de la frontière et des pionniers dans son essence même, la science-fiction a souvent dépeint le colonialisme. Dans Citoyen de la galaxie, Robert Heinlein démontrait la persistance perverse de l’esclavage, ses réinventions sournoises et ses avatars insidieux. De l’esclavage ancien à la servitude volontaire industrielle, jusque dans la pièce détachée de l’organe, parlons, ici, à Nantes, des corps vendus.

Soleil vert, que mangerons-nous demain ? à 18 heures 30 : Dans l’étonnamment prophétique film Soleil Vert de Richard Fleischer, les hommes ont tant épuisé les ressources de la planète qu’ils en sont réduits à se manger entre eux, tandis que le Transperceneige de Lob et Rochette roule aux insectes en pâte. Quelles nouvelles nourritures pour une planète surpeuplée ? Quels tabous alimentaires sommes-nous prêts à briser pour survivre ?

Soirée de remise des prix

Soirée de remise des prix à 20 heures 30 : à l’exception du Prix Julia Verlanger, remis la veille à Patrick K. Dewdey pour L’enfant de poussière (Éditions Au diable Vauvert), les prix décernés par le festival pour 2018 ont été remis lors de cette cérémonie.

PALMARES

Prix EXTRAORDINAIRE : Élisabeth Vonarburg

Prix Utopiales : L’âme des horloges, David Mitchell, Éditions de L’Olivier, 2017

Prix Utopiales Jeunesse : Les puissants, T1 : Esclaves, Vic James, Éditions Nathan, 2017

Prix meilleur album de BD : Ces jours qui disparaissent, Timothé Le Boucher, Éditions Glénat, 2017 / Mention spéciale du jury pour : Alt-life, Thomas Cadène & Joseph Falzon, Éditions Le Lombard, 2018

Grand prix du jury compétition internationale de longs-métrages : Assassination Nation de Sam Levinson, États-Unis, 2018 / Mention spéciale du jury : The Man with the magic box, Bodo Kox, Italie-Pologne, 2017 / Prix du public : Freaks, de Zach Lipovsky & Adam B. Stein, États-Unis, 2018

Prix du jury compétition internationale de courts-métrages : Edge of alchemy, Stacey Steers Etats-Unis, 2017 /  Mention spéciale du jury : Rust in peace, Will Welles, États-Unis, 2018 / Prix du jury Canal+ : The Replacement, Sean Miller, États-Unis, 2018 / Prix du public : Irony, de Radheya Jegatheva, Australie, 2017

Prix du meilleur scénario de jeu de rôle ex Aequo : Tolkraft pour son scénario : Make Oneida great again et Sébastien Mège pour son scénario : Seul un fou ne sait pas qu’il l’est

Prix du meilleur jeu vidéo réalisé à la Game Jam : Arena Spirit par Argann Bonneau, Youri Bossus, Étienne Cassin, Rémi Laot, François Mauxion

Sans compter les prix de Cosplay qui sont décernés le dimanche…

Une expérience inoubliable, que j’espère renouveler l’année prochaine !

Logo Jury PLIB2019

PLIB 2019 – Fonctionnement et première présélection

Logo Jury PLIB2019

Le PLIB, c’est quoi ?

Le PLIB, c’est le Prix Littéraire de l’Imaginaire Booktubersapp. Il revient pour une deuxième édition. Le vainqueur de l’édition 2018 est Ariel Holzl, pour son roman Le complot des corbeaux, premier tome de la trilogie Les Sœurs Carmines. Il s’agit d’un roman pour les ados  publié chez Mnémos, dans la collection Naos.

Après une assez longue réflexion, j’ai décidé de poursuivre l’aventure pour une deuxième année, afin de voir comment le Prix va évoluer… car je lis de moins en moins de SFFF ado, et l’an dernier ce type de romans a composé l’essentiel de la sélection. J’attends donc de voir si, avec l’arrivée des bookstagrameurs et la forte augmentation du nombre de jurés, cette tendance va se poursuivre, ou si plus de romans « adultes » font faire leur entrée dans la « compétition ».

Les principaux changements depuis la première édition.

Désormais, le prix est réservé aux romans francophones issus des catégories de l’Imaginaire (Science-Fiction, Fantasy, Fantastique). Le jury est composé de blogueurs, booktubeurs et bookstragamers volontaires.

Comme l’an dernier, il doit s’agir d’un roman unique ou d’un premier tome. Il n’y aura plus que cinq finalistes pour alléger les lectures des jurés.

Enfin, entre les titres proposés par les jurés lors de l’inscription et le choix des cinq finalistes, il y a désormais une étape intermédiaire, à savoir une présélection de vingt titres, pour faciliter les choix en ne multipliant pas trop les propositions de lecture…

Ma sélection de vingt titres issus des propositions des jurés.

Chacun des 162 jurés doit choisir, d’ici le 15 novembre, 20 titres parmi la liste des 118 romans proposés lors de l’inscription. Voici ma sélection. Elle comprend essentiellement des livres de petites et moyennes maisons d’éditions indépendantes, et/ou des auteurs/autrices que j’apprécie.

J’en ai lu certains (encadrés en bleu, lien vers les chroniques), d’autres sont dans ma PAL (pile à lire, encadrés en jaune), quand aux autres, j’ai tout simplement envie de les découvrir. Pas d’ordre de préférence, ils sont juste classés par ordre alphabétique. Il n’y a plus qu’à attendre la fin des votes pour découvrir quels seront les 20 titres présélectionnés pour le #PLIB2019

Pour chacun, vous trouverez après les couvertures, un résumé et quelques mots pour vous expliquer pourquoi je l’ai choisi.

Airstronomy - Johanna Marines  Bonheur TM - Jean Baret  Dernières fleurs avant la fin du monde - Nicolas Carteret  Des sorciers et des hommes - Thomas Geha  Frankenstein 1918 - Johan Heliot

L'étrange affaire Nottinger - Claire Billaud  La Crécerelle - Patrick Moran  La fin du monde est plus compliquée que prévue - Franck Thomas  La nuit je vole - Michèle Astrud  Le camphrier dans la ville flottante - Nicolas Labarre

Le passageur tome 1, le coq et l'enfant - Andoryss  L'enfant de poussière - Patrick K Dewdney  Malboire - Camille Leboulanger  Yaël-July Nahon - Planète centrale  Pyramides - Romain Benassaya

Rouge Toxic - Morgane Caussarieu  Rouille - Floriane Soulas  Seconde humanité - Adrien Mangold  Shâhra - Charlotte Bousquet  Susto - Luvan

  1. Airstronomy – Johanna Marines – Mots en Flots – #ISBN:9791096228201
    • « Ère Cassiopée, 2216 Imaginez un futur où la montée des eaux aurait redessiné le contour des continents. Un mode ravagé par l’Homme où la faune et la flore ont totalement disparu. Pire, un monde où le simple fait de respirer est devenu mortel. Dans une cité rongée par le sel et battue par les embruns, les derniers habitants de cette planète tentent de survivre en haut des gratte-ciel. Mais comment vivre ses rêves quand l’air lui-même se vent et s’achète comme un vulgaire bien de consommation ? Plongez au cœur des bas-fonds malfamés de Toronto et transgressez les interdits de cette ville qui ne dort jamais. Mais prenez garde, car dans cette cité où tout n’est qu’illusion, gangrénée par l’eugénisme et les manipulations génétiques, un parfum de rébellion flotte déjà dans l’air. Nul doute, vous n’en sortirez pas indemnes… »
    • J’ai été bêta lectrice pour ce titre, qui a donc une place particulière dans mon cœur…
  2. Bonheur TM – Jean Baret – Le Béial’ – #ISBN:9782843449390
    • Demain. Quelque part dans la jungle urbaine… Il ouvre les yeux. Se lève. Y a du boulot… « Avez-vous consommé ? » Il contemple l’hologramme aux lettres criardes qui clignotent dans la cuisine sans parvenir à formuler la moindre pensée. « Souhaites-tu du sexe oral ? » La question de sa femme l’arrache à sa contemplation. Il réfléchit quelques secondes avant de refuser la proposition : il a déjà beaucoup joui cette semaine et il n’a plus très envie. Sans oublier que le temps presse. Sa femme lui demande de penser à lui racheter une batterie nucléaire. Une Duracell. Il hoche la tête tout en avalant son bol de céréales Weetabix sur la table Microsoft translucide qui diffuse une publicité vantant les mérites d’une boisson caféinée Gatorade propice à l’efficacité. Il se lève, attrape sa femme, lui suce la langue pendant de longues secondes, puis enfile sa veste Toshiba – son sponsor de vie – et se dirige vers la porte. Dans le ciel encombré, sur les façades des tours, sur le bitume, ou simplement à hauteur d’homme, des milliers d’hologrammes se déplacent lentement au gré de courants invisibles au cœur des monades grouillantes. Il est flic. Section des « Crimes à la consommation », sous-section « Idées ». Veiller à la bonne marche du monde, telle est sa mission. Autant dire que la journée promet d’être longue…
    • Parce que l’emprise que les marques ont sur notre vie est de plus en plus oppressante.
  3. Dernières fleurs avant la fin du monde – Nicolas Cartelet – Mü Editions – #ISBN:9782490239023
    • Un futur sans abeilles, étouffé dans la grisaille de gigantesques latifundia. Un futur où l’humanité se meurt, privée de descendance. Albert, journalier agricole, répand le pollen à la main. Manon, sa compagne engagée à l’usine, sombre peu à peu dans la folie. Et dans la morosité du quotidien, une lueur, Apolline sous les cerisiers… les dernières fleurs avant la fin du monde. Après Petit Blanc, conte cruel et onirique, Nicolas Cartelet incarne son héros Albert Villeneuve dans un futur désenchanté, où les hommes luttent contre leur impuissance.
    • Un conte à la fois terriblement réaliste et dérangeant sur ce que pourrait très vite devenir notre planète… C’est un coup de cœur !
  4. Des sorciers et des hommes – Thomas Geha – Critic – #ISBN:9782375790472
    • Sur la Grande Île de Colme, quand on sait mettre toute morale de côté, la vie offre de nombreuses opportunités. Boire, voler, rudoyer ou tuer, tel est le quotidien de Hent Guer, un guerrier redoutable, et de Pic Caram, un sorcier aux rubans. Tous deux écument routes et cités, à la recherche de proies et de femmes faciles. Toutefois, leurs plans se trouvent contrariés lorsqu’un matin de gueule de bois, Hent constate, impuissant, la disparition de Pic. Sur la Grande Île de Colme comme ailleurs, les talents d’un sorcier aux rubans attirent bien des convoitises ! Pour le guerrier, pas question d’abandonner son partenaire de crime : spolier son prochain est beaucoup plus drôle avec l’aide d’un sorcier à la morale légère. Voici donc le récit des aventures de Hent Guer et Pic Caram, et les mésaventures de ceux qui ont la malchance de croiser leur route !
    • Parce que des vrais salauds sans morale comme héros, ça promet !!!
  5. Frankenstein 1918 – Johan Heliot – L’Atalante – #ISBN:9782841728718
    • Grande Guerre, 1914. Après un premier engagement désastreux, les Anglais décident l’opération Frankenstein : plutôt que de construire des chars, on créera de la chair à canon. À partir des archives du fameux docteur et grâce à la production d’électricité à présent industrialisée, des unités de soldats pouvant être sacrifiés sans remords seront fabriquées – les champs de bataille du nord de la France fourniront la « matière première ». Winston Churchill est nommé responsable de l’unité de recherche sur la régénération. Les « frankies » vont faire leurs preuves sur le terrain, mais la société se partage entre pro et anti. L’opération finalement interrompue, l’un d’eux, Victor, échappe au massacre puis est secouru par Marie Curie qui le rend à la vie consciente grâce aux radiations. Réfugié dans les décombres de Londres, qui a été détruite et rendue inhabitable par un bombardement à l’arme chimique, Victor retrouve le laboratoire où il est né, y recueille Churchill et engage un combat pour l’émancipation des siens. C’est là qu’un jeune couple, elle, résistante à l’occupation, lui, historien, finit par le retrouver en 1958, dans l’espoir de lever le voile sur ce versant secret de l’Histoire que la censure en vigueur ne suffit pas à expliquer. Johan Heliot entrecroise, tel un tisseur, des récits de Winston Churchill tirés de ses Mémoires secrets, les témoignages d’une Marie Curie désabusée par la folie des hommes, et le journal intime du personnage principal, Victor. Se dessine alors, au fil de la lecture, un panorama fascinant des conséquences d’une Grande Guerre qui n’aurait pas pris fin en 1918, dont le coeur est un hommage à Mary Shelley et sa fameuse créature.
    • Parce que c’est Johan Heliot et Frankenstein.
  6. L’étrange affaire Nottinger – Claire Billaud – Mü Editions – #ISBN:9782490239009
    • « Macabre découverte ce matin en bordure de notre ville, sur l’ancien champ de la célèbre bataille de Hastings. À la suite d’appels de nos concitoyens rapportant des phénomènes inconnus et effrayants pendant la nuit, dans des descriptions floues et ne correspondant selon la police à rien d’identifié, les autorités locales ainsi qu’un petit détachement de l’armée se sont rendus sur place. »
    • Parce que j’aime bien les lectures angoissantes de temps en temps…
  7. La crécerelle – Patrick Moran – Mnémos – #ISBN:9782354086138
    • « La Crécerelle a le goût du sang. Mais qui sait pourquoi elle tue ? Pour l’argent, pour le plaisir, ou bien pour servir les puissances de l’outre-monde ? Femme du Sud dans les terres du Nord, experte des arts magiques dans une contrée qui les méprise, la Crécerelle parcourt les cités-États du désert, semant violence et mort sur son passage. Une question demeure… combien de temps encore pourra-t-elle supporter cette vie d’atrocités ? C’est justement en cherchant à se libérer de l’entité maléfique qui contrôle sa vie, qu’elle va déclencher une série d’événements d’ampleur cataclysmique. Une spirale infernale dont, cette fois, elle ne pourra pas se sortir seule. »
    • Parce qu’il est dans ma PAL et que je n’ai toujours pas pris le temps de le lire !
  8. La fin du monde est plus compliquée que prévu – Franck Thomas – Aux forges de Vulcain – #ISBN:9782373050356
    • A la mort de Kim Jong-un, le monde entier espère que la perspective d’une guerre totale s’éloigne. Hélas, lors d’une conférence de presse, son fils de treize ans annonce qu’il a fait placer des bombes nucléaires dans toutes les grandes capitales, et l’Occident n’a que quelques jours pour se repentir. D’abord dubitatifs, la population et les dirigeants commencent à prendre peur. L’occasion pour un fan de petits trains électriques, une lieutenante de gendarmerie portée sur la boisson et un fonctionnaire de l’ONU un peu trop pépère d’être emportés dans une farce surréaliste.
    • Parce que l’humour dans l’Imaginaire, j’adore.
  9. La nuit je vole – Michèle Astrud – Aux forges de Vulcain – #ISBN:9782373050363
    • « Michèle se réveille au sommet d’une montagne. Elle est atteinte d’une forme rare de somnambulisme; quand elle dort, elle s’envole. Son talent ne passe pas inaperçu et tout le monde veut l’approcher. D’où vient ce don ? Pourquoi apparaît-il là, brusquement ? Va-t-il rester ? Va-t-elle parvenir à le contrôler ? Empreint de réalisme magique, ce conte moderne part d’un événement fantastique pour parler du poids de la famille, de la folie médiatique et de ce désir intime d’être libre et de voler loin de ces contraintes, pour devenir soi. »
    • Parce que ce roman a l’air plein de poésie.
  10. Le camphrier dans la ville flottante – Nicolas Labarre – Les moutons électriques – #ISBN:9782361834593
    • Ils traversent ensemble l’Atlantique au coeur d’un navire monumental, une ville flottante, brutaliste et vétuste, percée de couloirs sombres, de frontières tacites et d’enclaves invisibles.Malgré l’usure du monde, malgré la crise de l’information, Catherine Quine, accompagnée d’un réalisateur et d’un scénariste, a embarqué pour rencontrer le reclus des ponts supérieurs, l’ambassadeur du vieil Hollywood, et signer le contrat le plus juteux de sa carrière, celui qui rétablira le contact entre les vieilles industries du cinéma d’Europe et des États-Unis.Cependant, une insurrection fermente dans le ventre noir du bâteau, où les démunis jettent un regard envieux vers les hauteurs, vers ce camphrier que l’on dit trôner au sommet du navire-cité. Une vague d’assoiffés et de laissés pour compte monte inexorablement et pourrait bientôt les emporter à leur tour.Une belle dystopie jouant dans un même registre que le Transperceneige, tendue et originale.
    • Parce qu’il est dans ma PAL et que j’aime les dystopies.
  11. Le passageur tome 1: Le coq et l’enfant – Mel Andoryss – Lynks – #ISBN:9791097434151
    • « Matéo n’aurait jamais dû hériter du don de sa mère. Il n’aurait jamais dû entendre les pleurs des fantômes. Désormais, il n’a d’autre choix qu’accepter son héritage… ou sombrer dans la folie ! C’est au temps de la Commune, au milieu des horreurs de la semaine sanglante, qu’il débute son apprentissage… Matéo Soler sait que les fantômes existent. Il le sait parce que sa mère en a aidé des dizaines à trouver le repos, jusqu’à ce qu’elle-même meure, des années auparavant. Ce que le jeune garçon ne pouvait pas deviner, par contre, c’est qu’il hériterait de son pouvoir. Devenu Passageur à son tour, le voilà contraint de lutter contre un trushal odji, une âme affamée. Pour s’en libérer, Matéo n’a d’autre choix que de rejoindre l’âme dans son époque d’origine afin d’y apaiser sa mort. Mais alors qu’il est propulsé au temps de la Commune et au milieu des horreurs de la semaine sanglante, il comprend que sa tâche ne sera pas si facile… »
    • Parce que j’ai adoré ma lecture, et que ce n’est pas souvent qu’on parle de la Commune de Paris dans un roman.
  12. L’enfant de poussière – Patrick K Dewdey – Au Diable Vauvert – #ISBN:9791030701210
    • La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.
    • Il vient de gagner le prix Verlanger. Il me tentait déjà, mais là, il me faut encore plus le découvrir.
  13. Malboire – Camille Leboulanger – L’Atalante – #ISBN:9782841728695
    • Un coin entre mer et montagne. Une lande, longtemps après un désastre qui a laissé la terre exsangue et toxique. Ses rares habitants vivent les yeux tournés vers le ciel dans l’attente de la pluie, ou vers le sol où la mort les attend. La faute au Temps Vieux dont les traces subsistent encore sous forme de micro-organismes, qui devaient faire pousser le maïs plus vite et plus droit, et de monstres autonomes qui continuent à labourer une terre depuis longtemps désertée par leurs concepteurs. Heureusement, il y a Arsen, qui a gardé des souvenirs, un appétit d’avenir, et surtout un projet : forer le sol pour trouver de l’Eau potable sous la Malboire afin d’échapper au diktat de la pluie. Et il y a surtout Zizare, qu’Arsen a tiré de la Boue et recueilli, tout comme Mivoix, sa compagne. Il leur donne le goût de l’aventure et ne les retient pas lorsqu’ils partent, obnubilés par la rumeur d’un barrage derrière lequel se trouverait une immensité d’Eau… Faire route avec Zizare, c’est entreprendre une quête d’un monde qui se fonde sur la quête des mots, c’est découvrir que géographie physique et géographie psychique se répondent, c’est entendre la leçon d’une fable écologique qui se conjugue pour le lecteur au futur antérieur.
    • Parce que l’auteur a une plume incroyable, pleine de poésie, même quand il parle d’un sujet post-apo. C’est un coup de cœur !
  14. Planète Centrale – Yaël-July Nahon – Rivière Blanche – #ISBN:9781612277578
    • « Aya Stilstone vient de la Planète Centrale colonisée par les humains depuis des temps immémoriaux. Elle est la jeune capitaine d’un gigantesque vaisseau-déchets, le 55B. Elle vogue seule de planète en planète pour accomplir sa tâche routinière. L’abordage du 55B par un navire-corsaire va bouleverser la monotonie de sa vie. Les révélations du Commandant Shamgar sur la réalité de sa planète, régie par un système autoritaire fait d’intrigues, de guerres larvées, de coups d’État feront s’effondrer les certitudes de l’indisciplinée Aya. En découvrant un nouvel univers où le pouvoir n’est pas là où on le pense, un univers où l’obéissance aveugle n’est pas une fatalité, un univers où les guerres sont légion tout comme l’émerveillement et l’amitié qui lui était jusqu’alors inconnue, Aya devra s’affranchir du système d’enfermement imposé par la Planète Centrale pour concrétiser son désir de liberté. Des aventures l’emmèneront dans des mondes inconnus, à la rencontre de peuples fantastiques et attachants aux coutumes étranges sur fond de guerres inter-galactiques. »
    • Parce qu’un Space Opera avec une femme comme héroïne, c’est pas si souvent. Et en plus, c’est bien écrit !
  15. Pyramides – Romain Benassaya – Critic – #ISBN:9782375790342
    • 2182. A bord d’arches géantes, les humains fuient une Terre sur le déclin. Leur destination ? Sinisyys, une autre planète bleue découverte aux confins du système Eridani. Parmi ceux qui rêvent de la rejoindre, Eric et Johanna. Or, après avoir émergé du sommeil cryogénique, ils comprennent qu’ils n’ont pas atteint Sinisyys mais une structure artificielle si grande que l’esprit humain ne réussit même pas à en imaginer les limites. Où sont-ils ? Comment sont-ils arrivés là ? Eric, Johanna, et les autres colons, parviendront-ils à percer le mystère de l’artéfact labyrinthique puis à faire repartir le Stern III vers sa destination initiale ? Pour cet échantillon d’humanité au bord de l’extinction, débute alors un compte à rebours au final incertain !
    • Parce qu’on n’avait pas beaucoup de Space Opera l’an dernier, et que c’est un genre que je découvre avec plaisir.
  16. Rouge Toxic – Morgane Caussarieu – ActuSF – #ISBN:9782366298628
    • Je m’appelle Faruk, et pour subsister, il me faut boire votre sang. Je vivais tranquillement ma non-vie dans les bas-fonds de San Francisco, quand ce type a débarqué pour me confier une mission difficile à refuser. Me voilà sur les bancs de Mission High School, à suivre comme une ombre Barbie, une orpheline aussi intrigante que réfractaire à mes charmes. Et croyez?moi, survivre dans la jungle du lycée, ce n’est pas de tout repos, même pour un vampire. Surtout pour un vampire… Mais d’elle ou de moi, qui sera le plus toxique ?
    • Parce que c’est le prix des Hallienales, et que j’adore la personnalité de Morgane Caussarieu.
  17. Rouille – Floriane Soulas – Scrinéo – #ISBN:9782367406060
    • Dans un Paris alternatif du XIXe, alors que l’Homme a conquis la lune, une femme sans mémoire se démène pour trouver son identité Paris, 1897. De nouveaux matériaux découverts sur la Lune ont permis des avancées scientifiques extraordinaires. Mais tout le monde n’en profite pas ! En dehors du Dôme qui protège le centre urbain riche et sophistiqué, le petit peuple survit tant bien que mal. C’est dans une maison close sur l’un de ces faubourgs malfamés qu’a échoué Violante, prostituée sans mémoire. Alors qu’elle se démène pour trouver son identité dans un monde dominé par les hommes et les puissants, sa meilleure amie disparaît dans d’atroces circonstances. Contre la raison, la jeune femme décide de prendre part aux investigations…
    • Parce que j’ai adoré son univers Steampunk mais pas trop stéréotypé, et que c’est un premier roman de très bonne qualité.
  18. Seconde humanité – Adrien Mangold – L’Homme sans nom – #ISBN:9782918541639
    • César Séfria voit son destin bouleversé par une infime erreur. De son laboratoire s’échappe un virus qui provoque une pandémie en voie de décimer une grande partie des rescapés du Grand Bleu, catastrophe écologique planétaire. L’antidote échappe aux plus grands cerveaux, et la situation presse. À court d’idées, il se réfugie dans la lecture d’un manuscrit qui transcrit les derniers moments de cette apocalypse et suit quatre destins croisés, duos improbables, qui se battent pour sauver la Terre de la montée critique des océans et de son asphyxie.
    • Parce que j’aime la science-fiction qui interroge notre futur proche.
  19. Shâhra – Charlotte Bousquet – Mnémos – #ISBN:9782354086510
    • « Djiane, héritière d’un art mortel et secret, est donnée contre son gré à un seigneur tyrannique. Arkhane, apprentie chamane, est privée en une nuit de son identité et de ses dons. Abandonnée dans un reg aride, elle ne doit sa survie qu’à la protection d’un étrange vautour. Seule rescapée de l’attaque d’une gigantesque créature des sables, Tiyyi, une jeune esclave tente d’échapper à la fournaise de Tessûa. Recueillie par des nomades, elle découvre peu à peu ses pouvoirs. Et dans l’ombre, un immortel en quête d’humanité, un djinn prisonnier d’un corps vieillissant, prêt à tout pour devenir un dieu… Dans ce monde désertique, peuplé de mages et de pillards, de conteurs, de guerriers et de djinns, Charlotte Bousquet nous conte le destin passionnant et mouvementé de trois femmes marquées du sceau d’Azr’Khila, déesse de la vie et de la mort. »
    • Parce que c’est Charlotte Bousquet et que j’adore sa plume, mais aussi les valeurs humaines qu’elle défend.
  20. Susto – Luvan – La Volte – #ISBN:9782370490551
    • Sur l’île de Ross, aux confins de l’Antarctique et à une date indéterminée, le volcan Erebus couve la ville de Susto, métropole mythique à la population cosmopolite, fourmilière de colons, de mineurs, de triades, de minutemen et d’enfants perdus. Cité en éventail scindée par des murs jadis protecteurs, mais devenus instruments d’oppression, Susto est le théâtre des soubresauts des derniers représentants d’une humanité aux abois. Les sustoïtes tentent de s’y bâtir une existence, grondent à l’unisson, résistent, se repoussent et s’attirent au coeur de cette Pompéi australe. À l’instar des romans picaresques et des feuilletons du XVIIIe, le récit brasse tous les genres à sa disposition – comics, voix radiophoniques, pulp et roman populaire jusqu’au théâtre antique – en une fresque chorale qui épouse le rythme de l’éruption, volcanique et sociale. On y croise une vulcanologue étudiant les stades du cataclysme ; un héros masqué devenu le porte-drapeau des mineurs hispano-japonais spoliés ; un espion qui écoute pour le compte du gouvernement ; une prophétesse (aux accents volodiniens) scandant les appels à la révolte dans des messages poétiques cryptiques ; une ancienne incantatrice… Mais quel désastre, de la colère d’Erebus ou des révolutions humaines, aura finalement raison de leurs faibles espoirs ? Susto désigne, dans la langue des Indiens d’Amérique, la « maladie de la frayeur », celle qui « laisse l’âme ailleurs » et niche en chacun de nous. Susto est le roman de nos peurs collectives, une fresque urbaine dont la conclusion funeste se veut d’emblée irrévocable.
    • Parce que j’aime la ligne éditoriale de La Volte, et que ce volcan m’intrigue beaucoup.
bilan livresque octobre 2018

Bilan Livresque Octobre 2018

bilan livresque octobre 2018

Je n’ai pas vu passer le mois d’octobre, c’est l’heure du bilan livresque n°4. Qu’ai-je lu ? Qu’ai-je reçu ou acheté ? (cette rubrique me fait mal d’avance ) Quelles sont les chroniques publiées ?

Ce mois-ci, j’ai lu essentiellement autour de deux thèmes : La rentrée littéraire (j’ai presque fini mes lectures) et Les Utopiales, à Nantes, dont je reviens tout juste… (la magie des articles préprogrammés, car je pense qu’aujourd’hui, je dois être HS, en train d’essayer de me remettre de ces cinq jours intensifs ). Mes lectures du mois à venir découleront aussi certainement en partie de mes trouvailles sur le salon…

N’hésitez pas à me dire en commentaire si ce type d’article vous plait, ou à me donner des suggestions et conseils pour améliorer le rendu.

Qu’ai-je lu le mois dernier ?

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