Les chroniques de St Mary 5 : Hier ou jamais – Jodi Taylor

Hier ou jamais est le cinquième tome des chroniques de St Mary de Jodi Taylor. Il paraît ce jeudi 20 février 2020 aux éditions Hervé Chopin dans une traduction de Cindy Colin Kapen. C’est toujours un grand plaisir de retrouver Max et ses acolytes !!!

Comme à chaque fois qu’il est question d’une suite de série, je vous déconseille de lire la suite de cet article, notamment le résumé, si vous voulez éviter de vous divulgâcher une partie de l’intrigue, qui peut parfois être importante. Vous trouverez mon avis sur les premiers tomes en cliquant sur la couverture ci-dessous :

Un monde après l'autre - Les chroniques de St Mary tome 1 - Jodi Taylor D'écho en échos - Les chroniques de St Mary tome 2 - Jodi Taylor Une seconde chance - Les chroniques de St Mary tome 3 - Jodi Taylor

Résumé :

Dans ce cinquième tome, la jeune historienne Madeleine Maxwell et son équipe ont bien l’intention de reprendre leurs voyages secrets et de redonner à leur institut toute la gloire qu’il mérite… Mais bien évidemment rien ne se passe comme prévu. Prise au piège dans le grand incendie de Londres, l’équipe de Max assiste à la destruction de la cathédrale Saint-Paul qui s’enflamme comme une torche… Elle abandonne sa mission et ne rentre pas au complet. Rien n’est plus épargné aux historiens de St Mary qui n’ont pas d’autre choix que de poursuivre leur travail. Ils croisent la route de Botticelli à Florence, celle de Léonidas à Sparte, mais doivent sans cesse se battre pour ne pas modifier le cours de l’Histoire…

Avis :

Voilà une sortie que j’attendais avec impatience ! Je n’ai jamais été déçue de cette série, même si j’ai par moment râlé à certaines facilités scénaristiques. J’adore cette tête à claques de Max, son franc parler comme ses maladresses, et sa capacité à se relever des nombreuses embûches qui croisent son chemin. Le chemin de toute l’équipe d’historiens de St Mary d’ailleurs, car ils ont la fâcheuse habitude de chercher les ennuis à la lampe torche^^

L’institut se relève doucement de ses mésaventures avec la Police du Temps, mais aussi de la bataille qui a eu lieu en ses murs. Des travaux sont en cours pour rendre au bâtiment sa superbe, ce qui coûte de l’argent, beaucoup d’argent, et qui une fois de plus créé des tensions avec l’Université de Thirsk dont St Mary dépend. Il faut monter au plus vite une mission de sauvetage qui pourra redresser les finances…

Ce cinquième tome s’ouvre, comme les précédents, sur le fameux Dramatis Bidulae (version du Dramatis Personae du théâtre à usage exclusif de St Mary), qui permet au lecteur de retrouver les différents protagonistes et leurs rôles au sein de l’Institut (ou pas). Ces quelques pages sont essentielles, car même si on finit par connaître les différents personnages, elles permettent de replonger directement dans la série laissée quelques mois plus tôt, et de profiter au mieux de la nouvelle intrigue dès les premières pages, sans avoir à se creuser la tête pour resituer chacun.

📖 découvrir un extrait

Je pense que ce tome est jusqu’à maintenant mon préféré. Bien que les passages de voyage dans le temps soient toujours trop courts à mon goût (je ne m’en lasse pas), la remise à flot de l’institut, et particulièrement la journée portes ouvertes ont été particulièrement réjouissantes.  Oups, je n’aurais pas dû parler de voyage dans le temps : « La dernière personne à s’y être risquée s’est pris une raclée avant d’être gentiment incitée à dévaler plusieurs volées de marches. » Max a beau prendre doucement de l’âge, elle ne s’assagit pas pour autant, même si elle prend son rôle de directrice des opérations très au sérieux. Je dis prends doucement de l’âge, mais j’ai toujours du mal à comprendre le ratio temps présent / temps passé dans le passé via les capsules… Cela ne me pose plus de problèmes, le plaisir de suivre les aventures de Max ayant pris le dessus sur la recherche absolue de la logique ! Car c’est ce que j’aime le plus dans cette série, le folie du quotidien, et il est presque logique de se trouver en décalage avec la réalité à certains moments.

Je le dis et le redis dans chaque chronique je pense, mais j’adhère complètement à l’humour de Max et ses comparses. Et aussi à l’humour de Jodi Taylor, très britannique, et à l’absurdité des situations dans lesquelles les historiens arrivent à se mettre. « Croyez-le ou non, il y avait des règles. Tout le monde a besoin de règles. Après tout, comment peut-on enfreindre ce qui n’existe pas ? Les règles donnent un objectif à l’anarchie. » Voilà qui résume bien la ligne de conduite des historiens, au grand désespoir des équipes qui les entourent à St Mary.

J’apprécie aussi la traduction de Cindy Colin Kapen, qui retranscrit très bien l’humour de l’autrice, et le caractère pour le moins fantasque de Max. Le roman se lit tout seul, et on n’a pas l’impression de lire une traduction, ce qui n’est pas évident quand la version originale est bourrée d’un humour très marqué culturellement.

Hier ou jamais est sans doute le meilleur tome de la série jusqu’à maintenant, on s’attache de plus en plus aux personnages, et il est difficile d’en voir disparaître certains, car les missions de St Mary ne sont pas sans danger. J’ai trouvé l’histoire plus équilibrée entre les missions dans le passé et la vie à l’institut. La direction prise par l’intrigue à la fin du tome ouvre sur de nombreuses perspectives quant à l’évolution personnelle des différents protagonistes, Max et Léon en tête. Sans compter qu’il reste tant de périodes de l’Histoire à découvrir…  Le sixième tome arrivera d’ici la fin de l’année, et il reste encore de belles aventures à découvrir, étant donné que Jodi Taylor continue sa série, qui en est au onzième tome il me semble. J’espère simplement que l’intrigue rebondira suffisament d’un tome à l’autre pour ne pas me lasser. Pour le moment, pas de risque !!!

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J’ai reçu la version papier de ce livre dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Hervé Chopin. Merci Agnès pour la confiance.

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