La lyre et le glaive 1 : Le diseur de mots - Christian Léourier

La lyre et le glaive 1 : Le diseur de mots – Christian Léourier

La lyre et le glaive 1 : Le diseur de mots - Christian Léourier

Le diseur de mots est le premier tome du diptyque de fantasy La lyre et le glaive 1 de Christian Léourier. Il est paru aux éditions Critic le 7 mars 2019. Une fantasy d’inspiration asiatique servie par une plume fabuleuse…

Résumé :

Depuis l’accession au pouvoir du hartl Skilf Oluf’ar, la paix règne et la commanderie du Solkstrand prospère.
Lorsqu’on lui refuse le passage d’un pont parce qu’il ne peut s’acquitter du péage, Kelt prédit l’effondrement de la construction. Ainsi sont les diseurs de mots : ils possèdent de drôles de dons, jamais ils ne mentent et, affirme-t-on, leurs vérités ensorcellent.
Arrêté et livré aux geôles du seigneur local, Kelt doit démontrer son innocence lors d’une ordalie. Hòggni, un mercenaire en mal de contrats, accepte de le représenter puis remporte le duel. Toutefois, vexé de sa défaite, le seigneur les missionne alors au Heldmark, où le culte d’un dieu unique se répand plus vite que la peste…

Avis :

J’ai mis du temps avant de me mettre à la rédaction de cet article. Impressionnée par la plume de Christian Léourier, je me suis questionnée sur ma légitimité à donner un avis sur ce roman. Et en fait, la réponse est dans la phrase précédente : je ne donne qu’un humble avis, je parle de ce que j’ai ressenti à la lecture du livre. Je vais donc essayer de vous expliquer pourquoi ce roman est fabuleux, en utilisant un peu plus que trois ou quatre superlatifs^^

Commençons donc par ce qui m’intimide le plus, la plume de Christian Léourier… Merci à Thomas Geha d’avoir su me convaincre de découvrir cet auteur ! Quelle poésie… quelle maîtrise… je suis sans voix devant son style. Car la magie qui opère ici, c’est que cette poésie n’en fait pas un livre réservé à une élite de lecteurs pointus en littératures de l’imaginaire. On se laisse sans aucune difficulté emporter dans  l’univers créé par l’auteur.

📖 découvrir un extrait

Un univers incroyablement riche d’ailleurs. Une fois bien enregistré que ce monde n’évolue pas dans un système décimal, mais octal, ce qui ajoute au dépaysement, on peut entrer au Dàsborg. Ça peut faire peur dit comme ça, mais les durées sont très facilement identifiables, et n’ont absolument pas ralenti ma lecture. Le seul point sur lequel ma mémoire de poisson rouge m’a fait défaut, c’est la rose des vents, qui elle aussi contient huit directions avec huit noms distincts. Elle est heureusement dessinée au début du roman, ce qui m’a permis de m’y reporter quand je ne savais plus dans quelle direction partaient les personnages. Ça n’est pas arrivé très souvent, la météo aidant à se repérer^^

Kelt, que l’on suit dans le premier tome de ce diptyque, a un pouvoir très original : il est diseur de mots. Il ne peut dire que la vérité, et celle-ci se réalisera. Pour son plus grand malheur, il est pris pour un devin, un oiseau de mauvais augure, alors qu’il n’est souvent que très fin observateur, ou victime lui-même de l’imprécision des vérités qu’il énonce. Le pont dont il « prédit » l’effondrement au tout début du roman était simplement vieux et mal entretenu, mais, appartenant au hartl (personnage politique le plus puissant du Solkstrand), cette vérité ne peut pas être entendue comme telle. Ça reviendrait à dire que le hartl ne prend pas soin des ouvrages qui peuvent se révéler essentiels en cas d’attaque ennemie…

Kelt ne devra la vie sauve qu’à Hòggni, un mercenaire à qui il promet fortune, et grâce à qui Kelt à la vie sauve. Les voilà tous les deux sur les routes vers le Heldmark, où il se pourrait que les dieux prennent de plus en plus de pouvoir… Sur cette route semée d’embûche, nos deux compères vont apprendre à se connaître (et nous à les découvrir par la même occasion), ils vont faire des rencontres plus ou moins durables, plus ou moins utiles aussi. A ce sujet, utile, pour Kelt, peut tout aussi bien signifier une femme pour la nuit, et j’ai beaucoup apprécié le fait que régulièrement il en prenne pour son grade à ce sujet, notamment de la part de certaines femmes qui ne sont pas prêtes à se laisser soumettre au bon vouloir de ces messieurs. Merci M. Léourier pour ces incursions féminines de caractère, au milieu de ces hommes parfois rustres et un peu bornés !

Diseur de mots est le premier tome de la duologie La lyre et le glaive, et je peux vous dire que j’attends avec grande impatience la suite, qui était en cours d’écriture en juin, quand j’ai rencontré l’auteur lors du festival Étonnants Voyageurs à Saint Malo. J’ai hâte d’en découvrir plus sur cet univers, et surtout de retrouver la plume de l’auteur, qui m’a scotchée d’un bout à l’autre.

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J’ai reçu la version papier de ce livre de la part des éditions Critic. Merci Xavier pour la confiance 😉

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