Le sumo qui ne pouvait pas grossir - Eric-Emmanuel Schmitt

Le sumo qui ne pouvait pas grossir – Eric-Emmanuel Schmitt

Le sumo qui ne pouvait pas grossir - Eric-Emmanuel Schmitt

Le sumo qui ne pouvait pas grossir est le cinquième opus du Cycle de l’invisible, d’Eric-Emmanuel Schmitt. Il est sorti en 2009 chez Albin Michel, et en 2014 au Livre de poche pour mon édition.

Résumé :

Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d’une famille dont il refuse de parler.
Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un  » gros  » en lui malgré son physique efflanqué, l’entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l’intelligence et de l’acceptation de soi.
Mais comment atteindre le zen lorsque l’on n’est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?

Avis :

Le sumo qui ne pouvait pas grossir est le cinquième tome du Cycle de l’invisible qui en comprend actuellement sept. Vous pouvez retrouver mes chroniques des tomes précédents en cliquant sur les couvertures ci-dessous :

Milarepa - Eric-Emmanuel Schmitt  Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran - Eric-Emmanuel Schmitt  Oscar et la dame rose - Eric-Emmanuel Schmitt  L'enfant de Noé - Eric-Emmanuel Schmitt

Dans le Cycle de l’invisible, l’auteur nous amène à réfléchir sur la religion et la spiritualité. Ici, le bouddhisme zen, au travers une fois de plus d’un joli conte philosophique, plus qu’un roman. Quand je lis ou j’écoute des avis de lecteurs sur ce cycle, j’ai l’impression que soit on adore, soit on déteste. Il y a finalement peu d’avis en demi-teinte… Personnellement, vous l’aurez compris je pense, j’aime lire ces expériences de vie, ces contes qui appellent à la réflexion.

Jun représente tellement d’entre nous… A force de vouloir à tout prix avancer et être heureux, on essaie d’oublier ce qui ne nous convient pas, d’enterrer nos expériences malheureuses. Tout en pensant que c’est ce qu’il y a de mieux à faire.

Jun, grâce à Shomintsu, va nous prouver que ne pas faire la paix avec son passé empêche d’avancer. Ça peut bloquer, même physiquement. Jun n’arrive pas à grossir, et ne peut donc pas être sumo. De cet exemple, ce conte met en avant que si on n’accepte pas de lâcher prise, de se pardonner et de pardonner aux autres, il peut être impossible de réaliser ses rêves. Que la vie peut être belle si on en accepte le bon comme le mauvais.

Par l’exemple de la méditation  du bouddhisme zen, Eric-Emmanuel Schmitt nous montre que tout un chacun peut faire la paix avec lui-même et son passé, à condition de se laisser aller, de s’ouvrir à la vie, de laisser ses souvenirs prendre leur place.

Une fois de plus, une morale pleine d’optimisme et d’ouverture d’esprit au monde et à la spiritualité. Oui, ces contes ont un côté « livre de développement personnel », mais en tellement moins injonctif… On aime ou on déteste. Moi j’adore.

Une réflexion sur “Le sumo qui ne pouvait pas grossir – Eric-Emmanuel Schmitt

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