Lena Wilder carnet 1, sauvage - Johan Heliot

Lena Wilder, carnet 1 : sauvage – Johan Heliot – #PLIB2018

Lena Wilder carnet 1, sauvage - Johan Heliot

Carnet 1 : sauvage est le premier tome du diptyque Lena Wilder, de Johan Heliot. Il a été publié en mars 2017 aux éditions Lynks. Le deuxième tome vient de paraître le 12 juin. D’ailleurs, si vous n’avez pas encore lu ce tome 1, n’allez pas lire la quatrième de couverture du 2 !!!

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C’est lundi, que lisez-vous ? 18 juin 2018

Nouveauté cette année sur le blog… Episode 25.
Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, le récapitulatif des articles se fait maintenant sur le blog de Galleane, qui a repris le flambeau ! On répond chaque lundi à trois petites questions…

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Nouvelles de Montréal - Collectif Magellan et Cie

Nouvelles de Montréal – Collectif

Nouvelles de Montréal - Collectif Magellan et Cie

Nouvelles de Montréal est un recueil de nouvelles toutes situées à Montréal, et écrites par des auteurs y vivant ou y ayant vécu. Il a été publié en novembre 2017 aux éditions Magellan et Cie, dans la collection Miniatures.

Résumé:

La présence des Amérindiens, les empreintes encore très fortes d’une tutelle religieuse qui a forgé les âmes, le cosmopolitisme né de la présence des dizaines de communautés qui ont trouvé refuge au pied du Mont-Royal qui trône au cœur de la ville, la frontière linguistique qui coupe la ville en deux avec un Est francophone et un Ouest anglophone, les solitudes perdues dans les couloirs bondés du métro, le déchirement des migrants qui prennent un billet aller en sachant qu’il n’y aura pas de retour, sans oublier bien sûr les tempêtes de neige et les températures polaires qui font la réputation de Montréal… toutes ces composantes restituent le talent de cette ville à créer des espaces de vie et d’échanges, à inventer des formes de sociabilité, à accueillir les expressions culturelles les plus diverses. Conviviale, hybride, jeune et inventive, elle est balayée par des vents violents qui ouvrent grand les imaginaires. Là, de nouvelles formes de vie sociale s’écrivent.

Avis :

Ce que j’aime dans les salons et festivals littéraire, c’est l’opportunité qu’on a de découvrir des éditeurs qu’on ne connaissait pas, ce qui a été le cas pour moi une fois de plus lors d’Étonnants Voyageurs à Saint Malo au mois de mai, avec Magellan & Cie. J’ai découvert sur leur stand un éditeur passionné, qui m’a fait découvrir son travail, notamment la collection Miniatures, des recueils de nouvelles centrés en général autour d’un pays, mais parfois aussi une région ou une ville, comme ici Montréal. J’avais acheté le matin Toxplasma de Sabrina Calvo qui se passe à Montréal, et je me suis dit que ça serait intéressant d’avoir une autre vision de la ville…

Et c’est affectivement un tout autre style, beaucoup plus ancré dans le réalisme. Une promenade dans différents quartiers de la ville, des tranches de vie… Six nouvelles, six personnages…

Le livre s’ouvre sur un avant-propos de Catherine Pont-Humbert, petit retour sur l’histoire de Montréal, « n’est pas la capitale, est bien le cœur battant et vivant du Québec ».

Un soir d’exil de Rodney Saint-Eloi, écrivain originaire de Haïti, membre de l’Académie des lettres du Québec. Il nous raconte son arrivée à Montréal, et comment il s’est senti au début, entre deux pays, et plus nulle part chez lui, son passeport ayant été retenu à la douane : « Je ne suis personne ».

Un laboratoire dans un parc de David Hornel, auteur originaire de Chicago, installé à Monréal, traducteur aussi, notamment de Daniel Pennac et Dany Laferrière. Il nous raconte la vie dans le parc Jeanne-Mance, endroit à part où les différentes communautés vivent ensemble, comme dans une bulle hors des problèmes de la société.

Un goût de viande crue de Monique Proulx, scénariste, nouvelliste et romancière née à Québec et installée à Montréal. Cette nouvelle a été la plus difficile à lire pour moi. Elle met en scène un Natif qui vit à la rue, et qu’on suit au rythme de ses rencontres. Elle soulève un problème récurrent, que deviennent les natifs, et comment eux et leurs cultures sont traités et intégrés à la société.

Confessions nocturnes de Catherine Mavrikakis, née elle aussi à Chicago, installée à Montréal où elle enseigne à l’université. J’ai été troublée par cette nouvelle, écrite à la première personne car je m’étais mis en tête que, l’autrice étant une femme, le narrateur était une narratrice (réflexe idiot s’il en est). Hors on suit ici l’histoire d’un homme qui a quitté Montréal et ne souhaite même plus s’en souvenir. Il nous explique pourquoi.

Le chambardement de Louis-Bernard Robitaille, auteur né à Montréal mais installé à Paris comme journaliste et auteur. C’est le seul qui ne vit pas actuellement à Montréal. Son histoire raconte, du point de vue d’un enfant de huit ans, la vie avec des parents « originaux », et les déménagement et chambardements que cela entraîne.

Money Jungle de Elise Turcotte, autrice notamment de poésie multi-primée, mais aussi de livres jeunesse et romans. Elle nous conte une femme au bord du burn-out, dont un aller-retour en métro va bouleverser la vie…

C’est toujours compliqué de parler d’un recueil de nouvelles. J’ai choisi ici de vous faire un court résumé de chaque pour vous montrer la diversité des sujets abordés. On voyage d’un quartier à un autre, avec des personnages très différents. J’ai apprécié toutes les nouvelles, certaines plus que d’autres. J’ai été particulièrement émue par celle de Monique Proulx et de Rodney Saint-Eloi.

Je peux bien vous le dire, si je m’intéresse au Canada dans mes lectures actuellement, c’est parce que j’espère me rendre au Québec durant la prochaine année scolaire, ma fille y partant pour un an. Et j’aime découvrir un pays par sa littérature avant de m’y rendre. Comme j’avais lu L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon avant d’aller en Espagne par exemple… La littérature permet de découvrir l’âme d’un pays, et de voyager par procuration, quand on n’a pas l’opportunité de le faire « en vrai ».

Ceci étant dit, je vous conseille ce recueil, comme celui sur le Soudan que j’ai lu récemment, et la collection Miniatures d’une manière générale, car j’ai l’impression que le travail de choix des textes est fait de manière pertinentes, et le choix me paraît de qualité. J’en testerai sûrement d’autres…