Cérès et Vesta - Greg Egan

Cérès et Vesta – Greg Egan

Cérès et Vesta - Greg Egan

Cérès et Vesta est un court roman de science-fiction de Greg Egan, publié en février 2017 aux éditions Le Bélial’, dans leur excellente collection Une heure lumière.

Résumé :

Cérès d’un côté, Vesta de l’autre. Deux astéroïdes colonisés par l’homme, deux mondes clos interdépendants qui échangent ce dont l’autre est dépourvu — glace contre roche. Jusqu’à ce que sur Vesta, l’idée d’un apartheid ciblé se répande, relayée par la classe politique. La résistance s’organise afin de défendre les Sivadier, cible d’un ostracisme croissant, mais la situation n’est bientôt plus tenable : les Sivadier fuient Vesta comme ils peuvent et se réfugient sur Cérès. Or les dirigeants de Vesta voient d’un très mauvais œil cet accueil réservé par l’astéroïde voisin à ceux qu’ils considèrent, au mieux, comme des traîtres… Et Vesta de placer alors Cérès face à un choix impossible, une horreur cornélienne qu’il faudra pourtant bien assumer…

Avis :

Cérès et Vesta est le premier texte que je lis  de Greg Egan. Comme souvent, la collection Une Heure Lumière m’a permis de découvrir un auteur de science-fiction, domaine où je suis extrêmement novice. C’est donc une opportunité de découvrir des textes courts, dans lesquels je ne risque pas de m’enliser. D’autant plus que Greg Egan est un auteur de hard-SF, domaine qui me fait peur car je suis une traumatisée des sciences… Ceci dit, j’avais lu quelques avis avant de me lancer, et tous étaient unanimes sur le fait que ce texte reste abordable.

Greg Egan est un auteur (?) australien très discret, voire secret. Aucune photo de lui n’a été diffusée par ses éditeurs, et il (elle, eux ?) ne donne jamais d’interviews. On ne sait que très peu de choses à son sujet, notamment qu’il a passé quelques années à s’occuper des migrants en Australie, pays où les lois sur l’immigration sont très dures. C’est d’ailleurs un des sujets centraux de ce court roman. Comment, même quand il essaie de recréer une société meilleure, l’Homme finit par tout gâcher. En effet, un arrangement avait été passé entre les pionniers de Vesta, dénoncé par les héritiers de certaines familles, car les Sivadier n’ont jamais fourni que des brevets scientifiques et n’ont jamais mis la main à la pâte !!!

La technologie fait que n’importe quel habitant est identifié par les autres via un système informatique, qui, outre son nom lui indique son ascendance. On assiste donc à une chasse aux descendants Sivadier, discrimination au faciès, violences, ça va bien au-delà que la taxe qu’ils sont censés payer aux autres pour rembourser l’absence de « travail » de leurs ancêtres. Du coup, beaucoup fuient vers Cérès sur les containers qui servent aux échanges constant entre les deux colonies, créant une sorte d’autoroute de glace et de roche.

La narration est assez particulière. J’ai mis quelques chapitres à bien percuter. On alterne la vie sur Cérès et Vesta, mais à trois ans d’écart, c’est à dire la durée du trajet sur les cubes de ressources. On découvre ainsi la vie de Camille, descendante Sivadier et Olivier, son conjoint, qui entrent en résistance sur Vesta, avant d’être obligés de fuir. En parallèle, on suit, trois ans plus tard donc, Anna, responsable d’un port de Cérès, qui accueille les réfugiés lors de l’arrivée des cubes, et Olivier, qui vient d’arriver par ce moyen.

On en apprend très peu sur la psychologie des personnages, qui restent des quasi-inconnus pour nous. Mais ça ne semble pas être la priorité de l’auteur, pas plus que le côté scientifique (ce qui me convient très bien^^). Il choisit de mettre en avant les problèmes de société, et les sciences comme les protagonistes ne sont là que pour servir le propos.

Autant j’ai trouvé le sujet intéressant, autant j’ai eu du mal à accrocher aux personnages, traités trop superficiellement à mon goût. En même temps, en 107 pages, il faut faire des choix.

J’ai apprécié le style, sans fioritures, parfois un peu brut, il va à l’essentiel. La fin est, je trouve,  un peu précipitée, mais on en revient toujours à la longueur du texte…

Une jolie découverte, comme souvent dans cette collection, et qui comme souvent m’a donné envie d’aller voir plus loin dans l’oeuvre de l’auteur.

Une réflexion sur “Cérès et Vesta – Greg Egan

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