Femmes d'argile et d'osier - Robert Darvel

Femmes d’argile et d’osier – Robert Darvel

Femmes d'argile et d'osier - Robert Darvel

Femmes d’argile et d’osier est un roman de Robert Darvel, publié le 1er mars 2018 aux éditions Les Moutons Électriques.

Résumé :

Le 24 juillet 1911, Pérou. Au terme d’une expédition partie de Cuzco, Hiram Bingham (modèle d’Indiana Jones) découvrait l’extraordinaire site inca du Machu Picchu et il se désintéressa aussitôt des ruines ensevelies par la forêt depuis quatre siècles, car il avait rencontré le matin même au pont de Mandor Pampa, après un chassé-croisé de cinq jours, une superbe femme d’osier, d’argile et très peu vêtue de cuir rouge, égarée hors du reflet dissimulé sous la vieille montagne.
Sauvages, Indiennes invisibles, espiègles poupées hautes comme la main, pierre qui parle, muletier en sureau démontable, unijambiste dévoré par sa prothèse-greffon…
Femmes d’argile et d’osier : ou quand l’histoire vraie bifurque vers la contrée des contes…

Avis :

Une liste d’une page et demi de personnages au début du livre m’a inquiétée avant même de démarrer ma lecture. J’ai déjà évoqué sur ce blog ma mémoire de poisson rouge, et ma difficulté a repérer des personnages trop nombreux. Il m’arrive même régulièrement de lire avec un carnet à mes côtés où je note les noms et liens des personnages. Au moins ici, j’avais une liste toute faite à laquelle me raccrocher en cas de besoin…

Le roman est découpé en trois parties. La première commence sur des faits historiques, les débuts de l’expédition de Bingham en juillet 1911, à la recherche du Machu Pichu. On rencontre essentiellement des personnages réels ou tirés de personnages réels. Le fantastique ne fait son apparition que petit à petit, presque insidieusement au début… D’ailleurs dans les personnages de la liste, l’auteur nous indiques lesquels ont réellement existé, pour lesquels il a changé de nom, et enfin ceux qu’il a imaginés. Cette liste m’a été bien utile dans les premiers chapitres, rapport à mon syndrome de Dory 😄. J’ai réussi petit à petit à m’en détacher, et en entamant la deuxième partie, je l’avais quasiment totalement laissée de côté, mis à part de temps en temps pour mieux repérer les nouveaux personnages.

La partie historique est très intéressante, mais j’avoue avoir été happée par le livre quand l’irrationnel à pris le dessus. Quand ces femmes d’argile et d’osier ont fait leur entrée. La découverte de la première d’entre elle, ainsi que de la messagère « invisible », est un virage à 720° au moins. J’entends par là qu’à ce moment du récit, on entre dans le magique, et on doit lâcher prise avec la réalité et se laisser emporter… ce que j’ai fait avec un grand plaisir. Autant j’ai eu un peu de mal avec la lenteur du début, de la partie historique, autant à partir de ce moment, les choses s’emballent, des créatures plus ou moins réelles font leur apparition, et j’ai eu plus de mal à poser mon livre. J’étais très curieuse de comprendre l’histoire de ces femmes vêtues de très peu de cuir rouge, de savoir d’où elles venaient, de découvrir qui leur donnait vie.

J’ai un peu regretté d’avoir lu la quatrième de couverture, qui en révèle un peu trop à mon goût. Je n’en ai d’ailleurs mis que des extraits dans le résumé ci-dessus. J’aurais aimé découvrir certains personnages au détour des pages, et non attendre leur apparition pour avoir appris leur existence au dos du livre. Mais ça ne m’a pas empêché cependant d’apprécier l’imagination florissante de Robert Darvel. De même je vous déconseille, si vous aimez les surprises, d’aller lire le sommaire trop en détail. Car vous saurez quel tour l’intrigue prendra au début de la troisième partie. Vous perdrez le charme de la découverte. Mais vous ne perdrez pas le charme de l’histoire, et ça n’enlèvera rien aux qualités littéraires de ce roman.

Pour résumer, après un départ dans un cadre historique et ancré dans le réel, un peu lent à mon goût, L’auteur nous emmène dans un monde merveilleux peuplé de personnages inattendus, certains plein de charme, d’autres qui ont attiré mon empathie plus qu’un rejet dû à leur statut de méchants. La quantité impressionnante de personnages n’a pas été gênante très longtemps, et j’ai pu me référer à la liste fournie quand j’en ai eu besoin.

Est-il besoin de signaler que l’illustration de couverture est une fois de plus un travail magnifique de Melchior Ascaride, qui a su représenter à merveille ces femmes d’argile et d’osier, ainsi que l’atmosphère du roman ? Oui je pense, c’est toujours bon de souligner la qualité de son travail d’illustrateur, renouvelé à chaque nouveau titre de la collection ou presque.

Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture, et je ne suis pas contre l’idée de tester la plume de l’auteur via un autre de ses titres, à l’occasion.

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