Milarepa – Eric-Emmanuel Schmitt

Milarepa - Eric-Emmanuel Schmitt

Milarepa est un conte philosophique d’Eric-Emmanuel Schmitt. C’est le premier volume de son Cycle de l’Invisible, publié pour la première fois en 1997. Mon édition date de 2013, et est enrichie d’une postface inédite, Ce que le bouddhisme nous apporte… Milarepa est une jolie histoire, qui plaira cependant plus aux amateurs de philosophie orientale.

Résumé :

Simon fait un rêve récurrent : quoique vivant à Paris aujourd’hui, il est l’oncle de Milarepa, un ermite tibétain du XIe siècle, qui éprouve une haine farouche à l’égard de son neveu. Simon comprend peu à peu qu’il revit le long égarement spirituel qu’a connu l’ermite – dont il serait la réincarnation – jusqu’à sa rédemption. D’abord vécu comme un cauchemar, le rêve finit par l’accompagner… Ce conte philosophique, qui fait partie, avec Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran et Oscar et la dame rose, du fameux « cycle de l’invisible », permettra aussi aux élèves de s’interroger sur les thèmes universels que sont la vengeance, la souffrance et, avant tout, la tolérance. Dans cette quête onirique centrée sur le bouddhisme où les personnages se mêlent et où les pronoms personnels s’emmêlent, on ne sait plus finalement qui vit l’histoire, qui la raconte. C’est une excellente occasion pour travailler la question des points de vue, ainsi que tous les procédés stylistiques qui jouent avec la chronologie du récit et rendent l’écriture très vivante.

Avis :

J’avais déjà lu Oscar et la Dame Rose, mais aussi M. Ibrahim et les Fleurs du Coran, quand j’ai découvert leur appartenance au Cycle de l’Invisible. Je me suis alors dit que je lirai un jour l’intégralité de ce cycle, mais dans l’ordre où il a été écrit. Me voici embarquée dans cette aventure avec Milarepa, un conte philosophique aux inspirations bouddhistes, saupoudrées de touches d’occidentalisme, pour s’ouvrir au plus grand nombre je suppose.

Je me suis intéressée depuis des années aux textes du bouddhisme, tout comme ceux d’autres philosophies orientales, et je connaissais déjà l’histoire de Milarepa et Svastika, présentés ici comme le sage et le haineux, avis qui n’est pas le mien, car dans le bouddhisme, les rôles ne sont pas si définitifs. Quelqu’un qui a fait le mal peut changer et passer le reste de sa (ses) vie(s) à faire le bien pour contre-balancer. Et c’est d’ailleurs le cas de Milarepa.

Ancrer son histoire à Paris, avec un personnage à priori ignorant de la philosophie bouddhiste, avec un léger fond de fantastique, je ne sais pas si c’était l’idée la plus heureuse… Simon, qui parle à la première personne, parle aussi pour Milarepa, pour Svastika, ce qui peut rendre l’histoire confuse pour une personne qui n’a aucune connaissance des légendes autour du Bouddhisme. Cela explique à mon sens les nombreuses critiques négatives que l’on peut trouver en se baladant sur les blogs.

Au-delà de cette construction à mon goût un peu bancale, due je pense au choix de narration, j’ai apprécié le style, et la façon ouverte d’esprit dont Eric-Emmanuel Schmitt a raconté l’histoire de Milarepa, et la malédiction concernant sa réincarnation…

La postface, dialogue entre Eric-Emmanuel Schmitt et Bruno Metzger nous éclaire sur la relation de l’auteur au Bouddhisme et aux religions en général, ce qui est très intéressant.

Je lui ai mis 16/20.

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