Les heures silencieuses – Gaëlle Josse

Les heures silencieuses - Gaelle Josse

Les heures silencieuses est un roman de Gaëlle Josse publié pour la première fois en 2011 aux éditions Autrement et en 2012 chez J’ai Lu pour la présente édition.

Résumé :

« A l’heure où mes jours se ternissent comme un miroir perd son tain, le besoin de m’alléger de ce qui m’encombre devient plus fort que tout. Je garde l’espoir, naïf peut-être, qu’un tel aveu sera comme l’amputation d’un membre inguérissable qui, pour douloureuse qu’elle soit, permet de sauver le reste du corps. » Tout paraît à sa juste place dans la vie de Magdalena, épouse de Pieter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes orientales à Delft. Rigoureuse, maîtresse d’elle-même, elle aurait pu succéder à son père. Mais le commerce est réservé aux hommes. Sa place est au foyer. Magdalena doit se limiter à cet espace intérieur, où elle a souhaité se faire représenter à son épinette, de dos. Un décor à secrets, que son journal intime dévoile. Déceptions, souvenirs, drames familiaux, mais aussi joies, et désirs interdits… Dans le silence de l’heure, derrière le précaire rempart de l’ordre et de la mesure, Magdalena transcrit les vacillements de son coeur, explorant les replis les plus secrets de l’âme.

Avis :

Je suis toujours dans ma découverte de cette autrice, suite à l’opportunité de pouvoir la rencontrer. Il fallait du coup que je découvre sa plume, car je n’envisage pas une rencontre avec un auteur sans l’avoir lu pour pouvoir échanger un minimum si c’est possible, et je compte en lire le plus possible avant, pour pouvoir au mieux la cerner.

Lors de ma précédente lecture, Nos vies désaccordées, j’étais tombée sous le charme de la plume de l’autrice, très poétique, très travaillée. Et cette impression s’est confirmée dans ce roman. Gaëlle Josse s’inspire ici d’un tableau d’Emmanuel peint vers 1665. Il est visible au musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam.

Emanuel de Witte - vers 1665. Musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam

Après la musique, je découvre donc le rapport de l’autrice à la peinture. Elle semble attacher une grande importance à la place de l’art dans ses romans, j’ai très envie d’échanger avec elle à ce sujet.

La narratrice est la femme qui se trouve devant l’épinette (le piano) sur le tableau. Elle va nous raconter sa vie, notamment à travers les coulisses de la réalisation de ce tableau. C’est un beau portrait de femme, une femme qui est, pour son époque, plutôt instruite des affaires, qu’elle gère avec son mari. Mais aussi une femme torturée, même si au début on ne sait pas pourquoi.

Le roman est présenté sous la forme du journal intime de Magdalena, sur une période d’à peine plus d’un mois, à une période charnière de son existence. Et je crois que c’est cette forme de journal qui m’a posé le plus de problèmes. Ça fait un peu trop confession à mon goût, le personnage s’auto-flagelle un peu trop, alors qu’elle n’a à priori pas à s’en vouloir pour grand chose… Elle est sans doute trop moderne, surtout victime d’une époque qui ne laisse pas grand place aux femmes.

Le texte est à nouveau plein de sensibilité, de poésie, de délicatesse, mais je n’ai pas réussi à entrer suffisamment en empathie avec Magdalena pour pouvoir apprécier ce texte à sa juste valeur je pense. Ça reste cependant une bonne lecture, une autrice à découvrir.

Je lui ai mis 15/20.

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