Mon dernier continent – Midge Raymond

Mon dernier continent - Midge Raymond

Mon dernier continent est le premier roman de Midge Raymond. Il a été publié en français chez Stock dans leur collection La cosmopolite en 2016. Un beau voyage, une belle lecture.

Résumé :

Ushuaia, la fin du monde, le début de tout. Deb et Keller se retrouvent chaque année au coeur des eaux froides de l’Antarctique pour étudier les manchots empereurs et les Adélie. Dans ce bout du monde entouré de glaciers et d’icebergs, ils oublient pour un temps les chagrins de leurs vies. Mais l’Antarctique, comme leur amour, est fragile et menacé. Une nouvelle saison commence. Au moment de lever l’ancre, Keller n’est pas à bord du Cormoran, le bateau qui doit les conduire à la station de recherche. Peu après, le Cormoran reçoit un signal de détresse d’un paquebot de croisière prisonnier des glaces… Midge Raymond nous entraîne dans un voyage inoubliable aux confins du continent blanc, territoire à la beauté âpre où le moindre faux pas peut s’avérer tragique.

Avis :

Quand j’ai lu que Mon dernier continent était le premier roman de Midge Raymond, j’ai été impressionnée. Il est déjà d’une belle maturité. Il est vrai que l’autrice est issue du monde de l’édition, et ça lui a, je pense, permis d’éviter quelques écueils, notamment dans la construction.

Dès le départ, on sait qu’une catastrophe maritime a eu lieu en Antarctique, qu’elle concerne l’Australis, et que la narratrice, Deborah, a vécu ce drame. On sait qu’elle y a perdu beaucoup. On écoute donc avec d’autant plus d’intérêt son histoire, d’autant plus que le fait qu’elle parle à la première personne apporte une réelle proximité. On a l’impression qu’elle s’adresse à nous, directement.

Elle nous déroule le fil des événements qui ont conduit au drame, alternant les quelques jours précédant la catastrophe et des incursions dans un passé plus lointain, qui nous permettent de mieux comprendre les personnages. Cette alternance rythme le récit de manière agréable, et contribue, je trouve, à la montée en tension de l(histoire, à mesure que l’accident approche.

J’ai eu des inquiétudes à la lecture de la quatrième de couverture : « Mais l’Antarctique, comme leur amour, est fragile et menacé. » Moi qui ai du mal avec les romances… Mais non. Pour une fois, je me suis laissé emporter sans chercher la petite bête. Sans doute parce qu’au-delà du couple, il y a trois personnes concernées : Deborah, Keller et l’Antarctique, qui tient ici le rôle d’un personnage à part entière, et qui est partie intégrante de ce couple. Sans l’Antarctique, il n’y aurait probablement pas eu d’histoire d’amour.

Ce livre est un étonnant mélange. A la fois ode à l’écologie, au respect de la nature, récit de voyages, carnet de bord, mais aussi thriller (car bien qu’on connaisse la fin, la tension monte inexorablement au fur et à mesure du récit) ou encore romance. Ça aurait pu être un fourre-tout indigeste, c’est pour moi une réussite, tant les différents genres s’entremêlent et s’équilibrent.

Je lui ai mis 17/20.

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