Transperceneige (intégrale) – Lob, Rochette, Legrand

Transperceneige - Lob, Rochette, Legrand

Cette intégrale qui regroupe les trois premiers tomes du Transperceneige, publiés entre 1984 et 2000 aux éditions Casterman. Cette version date de 2014. L’univers de ce titre a été adapté en film sous le titre Snowpiercer en 2013 par le réalisateur Bong Joon-Ho. Je l’ai lu pendant le week-end à 1000 de novembre 2016.

Résumé :

Un jour, la bombe a fini par éclater. Et toute la Terre s’est brutalement retrouvée plongée dans un éternel hiver gelé, hostile à toute forme de vie. Toute ? Pas tout à fait. Miraculeusement, une toute petite portion d’humanité a trouvé refuge in extremis dans un train révolutionnaire, le Transperceneige, mu par une fantastique machine à mouvement perpétuel que les miraculés de la catastrophe ont vite surnommé Sainte Loco. Mais à bord du convoi, désormais dépositaire de l’ultime échantillon de l’espèce humaine sur cette planète morte, il a vite fallu apprendre à survivre. Et les hommes, comme de bien entendu, n’ont rien eu de plus pressé que d’y reproduire les bons vieux mécanismes de la stratification sociale, de l’oppression politique et du mensonge religieux…
Bande dessinée majeure des années 80 créée par Jean-Marc Rochette et Jacques Lob, reprise à la fin des années 90 pour deux volumes supplémentaires par Benjamin Legrand après le décès de son scénariste, la trilogie du Transperceneige reparait en un volume unique à l’occasion de son adaptation au cinéma (Snowpiercer, sur les écrans dès la fin de l’été) par le plus célèbre des cinéastes coréens, Bong Joon-ho. La redécouverte de l’une des meilleures sagas de science-fiction qu’ait produite la bande dessinée française : trente ans après sa création, Le Transperceneige n’a rien perdu de sa puissance et de sa singulière modernité.
Cette intégrale rassemble les trois tomes originaux du Transperceneige à savoir : Le Transperceneige (1984, réédition sous le titre L’Échappée en 1999), L’Arpenteur (1999), La Traversée (2000).

Avis :

J’avais lu le premier tome il y a 20 ans déjà, et faute de suite, je m’étais arrêtée là. Et j’avais adoré. Et puis il y a deux ans, j’ai été voir le film Snowpiercer dans le cadre du festival de cinéma rennais Travelling. Une claque ! L’esthétique du film est juste sublime, et l’adaptation m’a parue convaincante par rapport au souvenir de l’ambiance que j’avais du premier tome de la BD.

Du coup, j’ai eu envie de me replonger dans cette histoire, et dans l’univers clos du Transperceige. Et je n’ai pas été déçue, loin de là. On voit nos deux personnages principaux se débattre avec le pouvoir en place, et découvrir les nombreux secrets du train, en le remontant vers le nord. Remontée qui nous permet de revoir tous ces hommes et femmes qui vivent et mangent plus ou moins bien, en fonction du wagon où ils habitent.

Je ne me livrerai pas à une analyse comparative entre les BD et le film, car c’est une adaptation et en cela, un certain nombre d’actions divergent entre la version écrite et sa version filmée.

Mais je ne peux que dire et redire que l’esthétique de cette série de BD est magique. On sent tellement bien le confinement dans lequel vivent les passagers, alors que pourtant on a très peu de scènes qui nous montrent l’intérieur des compartiments, les lieux de vie à proprement parler. On ne voit notamment pas (ou très peu dans les souvenirs de Proloff) les wagons de queue, et on ne peut donc qu’imaginer l’horreur de cette vie entassés comme des bestiaux, sans nourriture. Et l’imagination (du moins la mienne) est terrible. Elle me fait croire que j’ai vu de nombreuses scènes d’horreur dans ces wagons, alors qu’au bout du compte les cases les montant doivent se compter sur les doigts d’une main.

Au fur et à mesure de la remontée du train vers Sainte Loco (la déesse vénérée par la habitants du train), je me suis vraiment sentie enfermée à leurs côtés, révoltée par les conditions de vie des moins chanceux, tout autant que par l’apparente opulence des premiers wagons, occupés par les plus favorisés. Le parallèle avec notre situation actuelle est effrayant, certains voulant accueillir les « queutards » (habitants des wagons de queue) au sein des autres wagons, mais la plupart voulant carrément se séparer des wagons, pour plus de sécurité… La race humaine tient à son petit confort, quitte pour cela à laisser mourir des masses de gens, qui sont eux aussi des êtres humains.

« Parcourant la blanche immensité d’un hiver éternel et glacé d’un bout à l’autre de la planète roule un train qui jamais ne s’arrête. C’est le Transperceneige aux mille et un wagons. » Comme une rengaine, comme le rythme du train, cette réplique revient à intervalles réguliers dans l’histoire, nous berçant comme les passagers de cette illusion de sécurité…

Pour ne pas spoiler la fin du tome 1, je vous laisserai découvrir par vous même les tomes 2 & 3 que compte aussi cette intégrale…

Cette lecture rentre dans le cadre du challenge Pause-café sous le numéro 2, et si j’étais un livre j’aurais été choisi pour ma couverture). Je l’ai lu pendant le week-end à 1000 de novembre 2016.

Je lui ai mis 18/20.

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