Les délices de Tokyo – Durian Sukegawa

Les délices de Tokyo

Les délices de Tokyo est un roman de Durian Sukegawa paru en février 2016 aux éditions Albin Michel. Il a été adapté en film par Naomi Kawase, et sélectionné à Cannes en 2016. C’est un livre d’une douceur et d’une lenteur sublimes.

Résumé :

Pour payer ses dettes, Sentarô vend des gâteaux. Il accepte d’embaucher Tokue experte dans la fabrication de an, galette à base de haricots rouges. Mais Tokue cache un secret qui pourrait mettre en péril l’équilibre déjà précaire de la vie de Sentarô.

Avis :

Je suis sortie de ce roman apaisée, malgré les sujets délicats abordés. Tout est fait avec tellement de douceur, de lenteur, que même les moments les plus durs passent tranquillement, tout en étant pourtant très marquants émotionnellement.

Au travers du quotidien des deux protagonistes, on découvre une partie de l’Histoire du Japon que j’ignorais totalement. Une partie sombre, bien triste, et qui m’a tellement étonnée dans sa conclusion récente. Je ne peux pas en dire plus sans dévoiler un ressort important du roman, mais je peux vous assurer que rien que cette découverte historique vaut le détour.

J’ai adoré suivre le passage du temps et des saisons à travers l’évolution du cerisier situé en face de la boutique. On le voit en fleurs, sans feuilles, à nouveau en fleurs… au fur et à mesure de l’évolution de la relation entre Tokue et Sentarô.

On voit évoluer cette relation entre les deux personnages principaux, de la répulsion que Sentarô éprouve à la vue de la vieille Tokue aux doigts tordus, vers une amitié profonde, qui transformera profondément Sentarô et sa vision de la vie.

Cette évolution se fait comme le reste du livre, tout en douceur, tout en finesse grâce à la plume de l’auteur. Sa délicatesse m’a touchée au plus profond du cœur. Cette lecture m’a remuée, émue, et tout en même temps apaisée.

Ce roman est un petit bijou, une pépite, dont je ressors à la fois plus instruite sur l’Histoire du Japon, et en même temps plus sereine, après avoir été traversée par un torrent d’émotions. Foncez !

Ce roman est pris en compte dans le challenge Pause Café hiver sous le numéro 39, un livre où cuisiner occupe une grande place, ainsi que dans le challenge Si j’étais un livre… je serais un livre adapté au cinéma.

Je lui ai mis un 20/20.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s