Le roman de Boddah

Le roman de Boddah

Le roman de Boddah est un roman de Héloïse Guay de Belissen publié pour la présente édition chez Pocket. Et si le meilleur ami (imaginaire) de Kurt Cobain vous racontait sa vie ?

COUP DE CŒUR ! Je n’en suis pas encore remise !

D’ordinaire les amis imaginaires s’éteignent de mort naturelle, peu à peu négligés par ceux qui les ont inventés. Pas Boddah. Pendant les vingt-sept années de sa courte vie, Kurt Cobain n’a jamais cessé de s’adresser à son double. Du coup de foudre entre l’icône grunge et Courtney Love à leur mariage à Honolulu au milieu des touristes obèses ; des tournées triomphales aux soirs de doute, Boddah a tout vu et tout entendu. Il tenait tête à Kurt quand il le fallait, osait le critiquer, tentait même de lui faire prendre conscience des réalités ! Dès lors, qui mieux que Boddah pouvait retracer le parcours de cette météorite trash que fut le chanteur de Nirvana, entre musique, héroïne et amour fou ? Mêlant scènes réelles et imaginaires, conversations authentiques et dialogues inventés, Le roman de Boddah s’offre un narrateur omniscient d’un genre nouveau, témoin, confident, bonne et mauvaise conscience, Jiminy Cricket au milieu des guitares cassées.

Bien installée dans mon canapé, un mug de thé à portée de main, et ma playlist de Nirvana dans les oreilles. Je suis prête à entamer Le roman de Boddah. A ce moment là, je suis assez inquiète et sceptique sur ce que je vais trouver dedans. J’ai peur d’être très déçue. Sur un sujet comme Nirvana, groupe emblématique de ma jeunesse, et plus particulièrement de Kurt Cobain, il y a déjà eu tellement d’horreurs de colportées, de pseudo-bios mensongères, que je débute ma lecture assez mitigée. J’ai beaucoup entendu parler de ce livre, en bien, donc j’y vais, je me lance. Et je ne le quitte plus.

Le texte est bien écrit, bien rythmé, il colle parfaitement à la musique, un peu comme si l’auteur avait elle aussi écouté Nirvana en écrivant. C’est une impression très étrange. Pas de grosse surprise au niveau de l’intrigue. L’histoire je la connais déjà. Et quand je sens la fin approcher, voilà que ma lecture se ralenti, puis je l’arrête. En fait, je n’ai pas envie que le livre se termine. Je n’ai pas envie de quitter Boddah, ni Kurt. Comme si ne pas finir ce livre allait en changer la fin…

A cet instant, tu te dis que j’ai abusé de certaines substances pour mieux coller aux personnages, mais non. Je suis juste triste à l’idée du dénouement, et au-delà, à l’idée de refermer ce livre. J’allais dire définitivement. Et puis non, ça ne sera pas définitif. Je le relirai sûrement un jour, quand j’aurai besoin de me replonger dans ces souvenirs doux-amers de ma jeunesse.

Il y a longtemps qu’un livre ne m’a pas fait ressentir ce genre de choses. J’étais émue aux larmes à la fin, alors que je connaissais parfaitement l’histoire. Mais elle est là racontée avec beaucoup de poésie, à travers les yeux de Boddah, qui comme Kurt est resté un enfant. Et il faut avouer que la musique de Nirvana a fait le reste.

J’ai lu ce livre dans le cadre de l’Ice Cream Challenge.

Je lui ai mis 19/20, car je ne sais pas si le livre seul, sans la musique, aurait suffit à provoquer ce coup de cœur.

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